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SAISON 2026
Interstices de l'image

 

Pour cette 13ème édition, quatre expositions d’un mois chacune dans la galerie et une incursion, si possible, hors ses murs.

Les artistes retenues, quatre femmes, ont en commun, l’ambition d’interroger notre rapport au temps, à l’espace, à la nature en bousculant, chacune au prisme de ses choix personnels, la création photographique. Multiforme, cette recherche d’innovation, conduit aux limites de la photographie : que l’image produite soit la résultante d’une captation première, d’une superposition qui estompe des prises de vue successives, d’une interrogation sur sa matérialité même, ou une métaphore de la problématique du temps..

Comme les années précédentes, la dimension internationale sera sollicitée : pour 2026, il est fait appel à deux artistes européennes résidant en Occitanie, une photographe espagnole et une photographe allemande. Auprès d’elles, une artiste, native de la région parisienne installée à Sète et une artiste narbonnaise résidant à Fabrègues.   

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A la découverte des artistes

Multiforme, la recherche d’innovation, conduit aux limites de la photographie 

    Célia Ovejero GOMEZ
 Les gestes du temps
9 mai-6 juin

Dans les photographies présentées," le hors champ temporel est omniprésent. Le corps a été englouti par le noir, par les ténèbres. Silencieuses, elles l’englobent. La neige étouffe la prairie. On ne la verra peut-être plus jamais.  La forêt avance comme une marée sombre.

Combien de temps reste-il aux mains avant de disparaître, elles aussi ?  

Ce que l'on voyait avant a été effacé, happé par le silence du temps. 

Ça n’existe que dans nos mémoires.

« (S)on œuvre est focalisée sur le temps et son essence. (Je) Elle montre la réalisation et le résultat des gestes. Du passage du temps, de son usure. Le temps se cumule. Nos gestes se cumulent. Ils forment notre vie ».  

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Eva NEUKUM

REFLETS D’UNE VIE  RÊVÉE

20 juin-18 juillet

Eva NEUKUM, artiste allemande résidant en Occitanie (Toulouse et Fleury d’Aude) portera l’une des deux composantes internationales de la Saison.

Artiste-auteur, photographe, chef du service Action internationale à Toulouse Métropole, elle met actuellement à profit un congé sabbatique pour développer des activités créatives.

Son profil est multifacette : experte en relations internationales, elle conjugue à la fois son expérience de chef de service de Toulouse Métropole en termes de conduite de projets et des compétences liées à sa formation d'architecte-muséographe.  

Son projet, à la galerie Remp-arts, explore, à travers les vitrines et les reflets des villes la traversée d’une existence, de l’enfance aux tempêtes de l’âge adulte, des masques sociaux à la lente réconciliation avec soi.

Ses photographies ne montrent pas des visages, mais leurs empreintes.

Les surfaces de verre deviennent des membranes : entre le monde réel et ses doubles, entre le visible et l’invisible, entre le corps et l’âme.

Chaque image capture un passage — le jeu, le rêve, l’amour, la peur, la mue_autant d’étapes d’une vie qui se déploie dans le miroir des rues.

Les reflets superposent les époques, les émotions, les rôles.

L’ensemble raconte une vie rêvée, mais vraie : à la fois autobiographique et archétypale, humaine et poétique.

Il réconcilie les deux dimensions de son travail — la lucidité (l’analyse du réel, du quotidien, de la trace) et la transmutation artistique (le rêve, le symbole, la lumière).

Un parcours onirique où la photographie, loin de figer, révèle la porosité du vivant.

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Eléna SALAH

Dans la lenteur des pierres

1er- 29 août 2026

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« Dans (s)a proposition d’exposition, entre la ruine et la grotte, Eléna SALAH interroge la matérialité des images comme un territoire où se mêlent le minéral, la lumière et la trace. (Elle) révèle leur dimension archaïque et organique par une photographie qui n’est plus une surface plane mais un corps, un dépôt et une empreinte. Une image qui garde la mémoire des lieux autant qu’elle invente ses propres formes d’existence ».

 

Le minéral renvoie à la ruine, à ce qui persiste malgré l’érosion, qui témoigne du passage du temps. Les photographies fragmentées, striées portent les marques d’une lente désagrégation mais aussi d’une résistance. L’image y est déposée comme un sédiment, entre apparition et effacement, entre la surface et la profondeur.

La transparence convoque la grotte où dans la pénombre la lumière s’infiltre, traverse les voiles et éclaire les parois. Les images se creusent puis s’effritent. Elles deviennent des espaces d’exploration pour le regard, où la lumière fouille et la matière pense.

Le sol devient une nouvelle frontière, une autre ligne d’horizon entre la surface et les dessus, entre le plein et le vide, entre la lumière et la pénombre, entre la sculpture et la photographie.

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www.elenasalah.com

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Sylvie MIR

Qu’est ce que je fais de la photo ?

 

12 septembre-10 octobre 

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Sylvie MIR expérimente à travers le pictural, sa propre mesure très élastique du temps et de l’espace : pour elle « l'activité picturale est un possible en marche ».  

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A l’intérieur de la toile, gestes, traces, couleurs, formes se complètent ou s’opposent, tout en progressant vers la concrétion finale d’un espace pictural qui s’étend aussi pour elle à l’assimilation d’autres médiums et objets. Des montages d’images rapprochent photographie et peinture, et obligent le regard à les assimiler comme un seul territoire visuel.  

 

En 2015 elle avait déjà créé pour la galerie Remp-arts « Photos, peintures, comme de longs échos ».

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Dans sa série « Qu’est-ce-que je fais de la photographie ? », initiée à Sète dans la galerie Le vent se lève, « l’image photographique n’est pas une fin en soi, mais un point de départ. Elle est découpée, saturée, déplacée, travaillée comme on le ferait d’une toile ou d’un dessin. Pour ce travail, elle brouille la frontière entre le champ et l’hors-champ, entre ce qui est montré et ce qui échappe.

"Ses œuvres ne  représen-tent rien, elles présentent. Elles invitent à voir autrement, à ressentir la photographie dans sa dimension la plus tactile, la plus libre, en dialogue constant avec la peinture, le dessin et les gestes du quotidien ».

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